LES CINQUANTENAIRES DE LA SECONDE REPUBLIQUE

LES CINQUANTENAIRES DE LA SECONDE REPUBLIQUE (1898-1902)

 

par Sébastien Guimard

Mémoire de maîtrise sous la direction de Madame Rosemonde Sanson

Université Paris I Panthéon-Sorbonne. Juin 1996.

TROISIEME PARTIE

LE CINQUANTENAIRE DE DECEMBRE 1851 ET LE NATIONALISME

II                     LE CINQUANTENAIRE DE LA MORT D’ALPHONSE BAUDIN. LA MANIFESTATION DU 22 DECEMBRE 1901

      Avec l’inauguration du monument Dalou place de la Nation le 20 novembre 1899, la célébration du cinquantenaire d’Alphonse Baudin constitue aussi une fête de souveraineté1 contenant une importante signification symbolique. En effet ce gouvernement de défense républicaine qui a tenu peu de temps après son entrée en fonction à honorer Le Triomphe de la République, rend hommage dans ses derniers mois à l’homme qui donna sa vie pour la défense de la République.

     Cette souveraineté est cependant remise en cause du moins à l’échelle parisienne avec la majorité du conseil municipal.

 1) UNE MANIFESTATION DE SOUVERAINETE

      Cette souveraineté se manifeste d’abord par l’importance du protocole.

La commémoration est célébrée devant la statue d’Alphonse Baudin à l’angle de la rue Traversière et de l’avenue Ledru-Rollin. Cette statue est l’oeuvre du sculpteur Eugène Boverie (1869-1910) qui vient de recevoir la médaille du Salon de 1901 . Cet ancien élève de Chapu et Antonin Mercier reçoit d’ailleurs à cette occasion les félicitations de Dalou pour avoir réussi à se tirer de cette besogne si ardue entre toutes : exécuter le monument d’un homme en redingote1. Sur la qualité esthétique de l’oeuvre c’est peut-être le seul domaine où l’on trouve une relative unanimité, seul le journaliste Paul Roche dans Le Gaulois trouve « bien laid ce monument« . Ce n’est pas sa première oeuvre sur un personnage de l’histoire des luttes républicaines puisqu’il a déjà sculpté une statue de Camille Desmoulin. Quant au piédestal il est l’oeuvre de l’architecte Pradelle. Pour l’occasion la statue est auréolée de drapeaux tricolores; à ses pieds plusieurs couronnes ont été déposées dont deux, l’une de palmes d’argent, l’autre de palmes vertes, viennent de la ville de Nantua2.

     En face de la statue sont placées les tribunes. Une tribune centrale recouverte d’un vélum grenat à crépine d’or, avec au fond un buste de Marianne sur une panoplie de drapeaux tricolores. Dans cette tribune l’emplacement de chacun est prévu3. Au premier rang se trouve le fauteuil du président de la République entouré du président du conseil, du président du Sénat, du président de l’assemblée et des deux vice-présidents de chaque chambre (MM.Barbey et Peytral pour le Sénat; MM Aynard et Cochery pour l’assemblée, respectivement députés du Rhône et du Loiret). Au deuxième rang tous les ministres sont présents. Au troisième rang on trouve les deux délégations parlementaires (celle du Sénat a été tirée au sort). Au quatrième rang prennent place les conseillers municipaux du douzième arrondissement ainsi que les membres du comité d’organisation de la manifestation. Enfin le  cinquième rang est destiné aux délégations du conseil général de la Seine avec son président socialiste Adrien Veber, son vice-président progressiste Léon Barbier et son secrétaire M.Trezel, et à celle du conseil municipal de Paris avec Louis Dausset, Louis Duval-Arnould et les deux secrétaires MM Bussac et Le Menuet. On peut remarquer que le directeur du protocole M.Crozier a pris soin de privilégier l’initiative locale de cette manifestation par rapport à la représentation municipale de la ville de Paris puisque les conseillers municipaux du douzième arrondissement et le comité d’organisation sont placés avant la délégation du conseil municipal.

La souveraineté se manifeste aussi par la représentation des grands corps de l’état4. Sont ainsi présents M.Ballot-Beaupré (premier président de la cour de cassation), M.Renault (premier président de la cour des comptes), M.Coulon (vice-président du conseil d’état), le comte de Franqueville (président de l’Institut de France), les procureurs auprès de la cour de Paris, Octave Gérard (vice-recteur de l’académie), M.Fumouze (président de la chambre de commerce), M.Vauzy (président du tribunal de commerce), M.Ditte (président du tribunal civil), M.Faure-Biguet (gouverneur militaire de Paris), M. de Selves (préfet de la Seine), Louis Lépine (préfet de police).

De chaque côté a été aménagée une tribune plus basse mais plus vaste; l’une pour la presse, l’autre pour les invités de la municipalité du douzième arrondissement. Derrière la statue on a installé une petite tribune pour la troupe musicale de la garde républicaine.

     Quant à l’arrivée des personnalités, alors que celles des délégations parlementaires escortées d’escadrons de dragons ont été plutôt remarquées, ce n’est pas le cas de la délégation municipale, ce qu’on ne manque pas de faire remarquer comme dans le compte-rendu du Matin : « Dausset arrive dans un silence de mort. Pas un mot, pas un cri, silence et indifférence : personne ne souligne même par un geste, c’est à croire qu’il n’est pas connu du tout de la population parisienne« .

La dernière arrivée est celle du président de la République, portant l’habit présidentiel et le cordon de la légion d’honneur, accompagné du président du conseil et des deux secrétaires généraux de la présidence Abel Combarieu et le général Dubois. Le landau présidentiel parti de l’Elysée vers neuf heure trente arrive escorté de cuirassiers vers dix heure. Le trajet présidentiel entraîne déjà des commentaires pour le moins contrastés. Alors que Le Temps ne voit sur son passage que « des manifestations de sympathie« , Le Soleil lui ne voit que « l’indifférence polie des passants« . Quoiqu’il en soit les deux présidents sont accueillis par le maire socialiste  (proche de Millerand) du douzième arrondissement M.Pantz qui remercie le président de la République d’avoir accepté l’invitation. Il remercie aussi les membres du gouvernement parmi lesquels il n’oublie pas de distinguer A.Millerand (« l’un de nos députés« ). La presse nationaliste fait évidemment remarquer que Pantz a oublié de citer le conseil municipal qui pourtant lui a cédé le terrain. Sa seule allusion est pour le moins peu flatteuse puisqu’il  assure qu’en cas de danger pour les institutions républicaines le douzième arrondissement, fidèle à ses traditions, saurait les  défendre contre « les attaques de leurs ennemis avoués ou masqués« . Emile Loubet remercie alors et félicite la population du douzième arrondissement, rappelle ensuite l’impossibilité de toute tentative césarienne devant « l’union vigilante des républicains« , évoque la trahison de Bonaparte malgré son serment de fidélité à la République et ajoute que si lui n’a pas eu à prêter de serment vis-à-vis de l’assemblée il en a pris un vis-à-vis de sa conscience auquel il ne faillira pas. La garde républicaine joue alors La Marseillaise.

     D’un point de vue organisationnel, en raison du temps hivernal on a prévu une distribution de bouillottes. Là encore des divergences apparaissent dans les comptes-rendus. D’un côté on salue l’initiative, de l’autre on reproche qu’il n’y en ait pas eu pour tout le monde.

     En ce qui concerne l’affluence, à gauche on insiste sur les balcons et les fenêtres noirs de monde des immeubles environnants, les cris enthousiastes de « Vive Loubet! Vive la République! » alors qu’à droite on a plutôt tendance à considérer qu’avec des invités triés sur le volet à la guise d’un comité d’organisation aux bottes de Millerand la population parisienne a été exclue de cette manifestation. Dans ces conditions pour les conservateurs l’expression de la souveraineté a pris la forme d’une manifestation socialiste où le drapeau rouge flotte sous le regard complice des forces de police. Ainsi le compte-rendu dans Le Gaulois s’intitule La journée de l’églantine rouge pour le cinquantenaire de Baudin. Dans La Libre Parole on signale « des bandes d’énergumènes circulant librement et chantant La Carmagnole sous la protection des agents« .

Ces visions de la fête sont évidemment très polémiques. On reprend l’idée d’une influence grandissante des socialistes sur le pouvoir en évitant de préciser que la fête est tout simplement organisée dans un quartier dont la population vote en majorité à l’extrême-gauche. Cependant il n’en reste pas moins vrai que pour la gauche socialiste et la libre-pensée, le cinquantenaire de Baudin constitue une occasion de mobilisation si ce n’est de son électorat du moins de ses militants. Alexandre Millerand au cours d’un banquet le 11 décembre, où il annonce sa candidature pour les élections de 1902, fait le voeu que la population du douzième arrondissement comme en 1851 reste un rempart de la République; le meilleur moyen de commencer étant de se rendre en masse au cinquantenaire de Baudin. Lors de la séance du conseil municipal du 20 décembre John Labusquière estime que le meilleur hommage à rendre à Baudin de la part des conseillers municipaux républicains est d’aller manifester avec la population du faubourg Saint-Antoine. Gérault-Richard et Henri Turot dans La Petite République appellent à donner une bonne leçon aux nationalistes. Dans ce même journal on publie la veille de la manifestation deux appels. Le premier émane du Comité Républicain Socialiste du douzième arrondissement et se termine ainsi : « Décidé à lutter pour la liberté et contre les fusilleurs plus ou moins masqués, tout le faubourg sera debout dimanche matin pour acclamer la vraie République du peuple, la République sociale!« . L’autre émane du P.O.S.R (dirigé par Jean Allemane) mais cette fois si on évoque la nécessité de faire face aux « descendants du coup d’état du deux décembre » on tient aussi à se distinguer nettement du « gouvernement de trahison républicaine » et pour finir on en appelle non pas à la République sociale mais à la Révolution sociale. Le Rappel en publie deux autres. Le premier de la Fédération Française de la Libre-Pensée qui conseille de « se munir de l’églantine rouge« . Le second du Groupe des Libres Penseurs de la Fraternité qui appelle à se joindre au groupe précédent « contre le réveil des jésuitiques et césariennes doctrines des cléricaux de la deuxième République« . En fait parmi les socialistes seuls les guesdistes semblent se montrer plus réservés quant à l’opportunité de manifester en l’honneur de Baudin toujours perçu comme l’incarnation du républicain modéré. Aussi la veille de la manifestation on peut lire dans Le Petit Sou : « Nous espérons que personne parmi les citoyens ne risquera de mourir pour les vingt-cinq francs de la délégation parlementaire« .

     Selon la presse conservatrice et nationaliste la population du faubourg Saint-Antoine n’est pas seulement exclue de la fête par les groupes socialistes, elle se trouve finalement gênée par cette fête. On évoque alors des témoignages de riverains qui par l’importance des forces de police mobilisées voient leurs habitudes de la vie quotidienne bouleversées pour un jour. L’Intransigeant rapporte le témoignage d’une ménagère se plaignant de ne plus pouvoir sortir de chez elle et se demandant comment elle va faire pour aller au marché. Le surlendemain La Liberté publie un article intitulé Les victimes du 22 décembre à propos des commerçants du faubourg se plaignant du climat de peur des échauffourées qui a éloigné de nombreux clients. L’un de ces commerçants déclare « Ici nous sommes des républicains, pas des communards« . Quelle que soit la validité de ces témoignages on cherche à mettre en cause un des aspects de la souveraineté qui s’est manifesté par la mobilisation massive des forces de police comme pour convaincre ceux qui en douteraient encore que la République sait être garante de l’ordre public. Les effectifs semblent en effet impressionnants pour encadrer une seule manifestation mais ils reflètent aussi d’une certaine manière l’appréhension générale à la veille de la commémoration qu’ont pu susciter ces deux semaines de débats et polémiques tant dans la presse qu’au conseil municipal ou à la chambre. Sont ainsi mobilisés les agents du dix-huitième et dix-neuvième arrondissement place de la Nation, ceux du troisième et quatrième arrondissement place de la Bastille, ceux du onzième et douzième arrondissement assistés d’une garde à cheval et de la brigade centrale dans le faubourg Saint-Antoine. On en arrive alors à la situation paradoxale d’une droite conservatrice ou/et nationaliste, soit toujours inquiète vis-à-vis du moindre signe de désordre social, soit vouant une sorte de culte à l’armée, dénonçant dans le cas présent un emploi démesuré des forces de l’ordre. La formule sur une ville de « Paris en état de siège » est presque tout le temps utilisée et on n’hésite pas à comparer l’état de la ville à celui qu’il était au lendemain du 2 décembre 1851.

 

     Le choix des discours constituent enfin la dernière manifestation de la souveraineté. Il a été en effet décidé qu’on entende seulement les discours du président du sénat Armand Fallières, du président de l’assemblée Paul Deschanel, du président du conseil Pierre Waldeck-Rousseau. Louis Dausset n’est donc  pas prévu au programme. Signalons aussi que le poète et  socialiste Clovis Hugues qui initialement devait réciter une pièce en vers avant que ne soit reportée la manifestation se trouve dans le même cas.

     Le premier discours, celui de Fallières, est certainement celui qui porte le moins à la polémique. Il est essentiellement axé sur le rappel des faits historiques à travers le parcours d’Alphonse Baudin. Les réactions à gauche sont souvent assez positives, on lit dans Le Rappel que « la population parisienne l’a écouté avec un vif intérêt« . Au contraire à droite on souligne presque constamment l’ennui qui ressort de ses propos. Jules Lemaître a trouvé « le discours du président des caïmans sans éclat« 5. Dans La Croix après avoir évoqué la fraîcheur du temps hivernal on souligne que les paroles du président du sénat (« sa morne éloquence« ) n’échauffent personne. Le seul à soulever véritablement la polémique à propos du discours de Fallières est le petit-fils de Guizot et député du Calvados, Cornélis de Witt6. Il n’a apparemment pas apprécié que Fallières évoque par les termes « d’arrêt de déchéance nationale » la célèbre formule de son grand-père « Enrichissez-vous« . Il lui reproche d’ailleurs de l’avoir tronqué car la citation exacte est : « Enrichissez-vous par le travail, l’esprit d’épargne et la probité« . Il conclut alors que ce conseil est valable à toute époque et « qu’il serait d’une bonne morale et d’une saine politique de le rappeler aux français« , ce à quoi Le Gaulois ajoute que Fallières ne pourra jamais donner un tel conseil car l’état républicain vit de la détresse publique.

     Le discours du président de l’assemblée suscite en revanche plus de controverse. Cette fois c’est à gauche qu’il est le plus critiqué. Déjà pendant les deux semaines qui viennent de s’écouler, Paul Deschanel en tant que figure d’un progressisme plus proche d’un Méline que d’un Waldeck-Rousseau a été la cible des attaques de Francis de Pressensé. Le portrait qu’il en dresse dans son article de L’Aurore du 21 décembre est assez équivoque : « C’est proprement un scandale que faire parler en cette occasion le fade ami de tout le monde, le complice des nationalistes, l’arriviste qui ne reculera devant aucune intrigue, devant aucune bassesse, devant aucun aplatissement pour se pousser à l’Elysée. Qu’on ne nous inflige pas dans une cérémonie républicaine la présence et le bavardage de ce quadragénaire corseté, parfumé, de cet homme entre deux âges, à la raie savante et aux ondulations artistiques de ce bellâtre de sous-préfecture« . Gérault-Richard dans son compte-rendu le voie comme « un de ces bons petits jeunes gens bien étriqués et bien peignés qui disant des romances sentimentales font pâmer d’aise les vieilles douairières du faubourg Saint-Germain« .

Deschanel ne fait cependant rien pour s’éviter ce genre de critique de la part des socialistes et radicaux. D’abord au niveau du rappel des faits historiques, que La Lanterne compare au niveau d’une leçon de cour élémentaire, on trouve un procédé assez classique d’éloge de Lamartine pour pouvoir mieux condamner le drapeau rouge. Il essaie ensuite de déterminer les causes de l’élection de Bonaparte et ne mentionne que la journée du 15 mai et celles de juin. On ne trouve évidemment pas un mot sur l’attitude de Thiers par exemple qui, on a pu le  voir, retient d’habitude souvent l’attention des radicaux. En revanche il ajoute que « l’anarchie produit les mêmes effets que les aberrations du pouvoir personnel« . Quant à sa conclusion elle renvoie dos à dos socialistes et nationalistes en faisant fi du fait que les socialistes soient en partie une composante du gouvernement : « Défendre la République tout à la fois contre les menées prétoriennes et les excitations révolutionnaires, garder notre haut idéal républicain et patriotique contre les deux périls qui toujours menacent les démocraties et qui naissent l’un de l’autre, la démagogie et le césarisme« . Cette conclusion entraîne ce commentaire dans La Lanterne : « Démagogie : c’est le nom que donnent les réactionnaires à la démocratie quand ils sont incapables de comprendre sa générosité et sa grandeur« .

En revanche dans l’autre camp c’est le discours le moins décrié et parfois il suscite même un certain enthousiasme. Ainsi Lucien Millevoy parle de « notre excellent président  Paul Deschanel qui a très courageusement évoqué l’histoire« . Un article signé Jean Lasies dans La Libre Parole reprenant l’argumentation du discours s’intitule Bravo Deschanel!.

     Quant à Waldeck-Rousseau en tant que chef de gouvernement c’est lui qui tient le discours le plus fort en matière d’affirmation de souveraineté. On a déjà pu voir son insistance sur les nécessités du pouvoir même si en bon républicain modéré il trouve des circonstances atténuantes au gouvernement de 48 (et indirectement au sien) en déclarant que « le gouvernement républicain est celui auquel par une injustice voulue ou par une inconscience funeste on pardonne le moins ou d’avoir vu naître des troubles ou de les avoir réprimés« . A gauche son discours est plutôt bien perçu d’autant plus que lorsqu’il évoque les causes du coup d’état il cite non pas les journées de Juin mais bien plutôt la République conservatrice du parti de l’ordre avec la loi du 31 mai 1850 (restriction du suffrage universel). A droite on ne s’y trompe pas, on perçoit bien que ce discours est le plus imposant des trois. Aussi les critiques  les plus violentes sont adressées le plus souvent sans le moindre effort de justification. Jules Lemaître trouve le discours « morose et dédaigneux naturellement car un homme de son espèce ne peut considérer Baudin que comme un simple imbécile« . Le Soleil le décrit « rigide et froid comme une banquise en habit noir. Avec ses yeux de poisson mort, sa bouche d’ombre, toute sa personne distille un incommensurable ennui et une torpeur glaciale« . Quant à La Croix elle perçoit dans son discours « un éclat de voix sec comme le déclic de la guillotine« . 

                                                   



1Cf Alain Corbin : La fête de souveraineté in Alain Corbin, Noëlle Gérome, Danielle Tartakowski (sous la direction de), Les usages politiques des fêtes aux 19-20ème siècles, Publications de la Sorbonne, Paris, 1994.

1In L’écho de Paris, 3 décembre 1901.

2In Le Petit Parisien, 23 décembre 1901.

3Cf La Lanterne, 24 décembre 1901.

4In Le Journal, 23 décembre 1901.

5In L’echo de Paris, 24 décembre 1901.

6Sa lettre de protestation est publiée dans la plupart des quotidiens conservateurs.