Monument du cimetière de Droiturier
page mise à jour le 2 novembre 2026
Le monument aux frères Bourrachot, érigé dans le cimetière de la petite commune de Droiturier, dans le département de l’Allier, à quelques kilomètres au sud-est de Lapalisse. Le monument porte l’inscription suivante : AUX FRERES BOURRACHOT VICTIMES DU 2 DECEMBRE 1851 ADOLPHE 1824 – 1888 EDMOND 1827 – 1905 photographie aimablement communiquée par Marcel Dereure
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François Marie Adolphe BOURACHOT est né le 27 novembre 1823 au Donjon (Allier) où il est clerc de notaire. La commission mixte le renvoie devant le Conseil de guerre car : « Un des principaux chefs de l’insurrection de Donjon. Un des principaux complices dans l’assassinat de La Palisse, le confirme et s’en glorifie dans son interrogatoire. » Le 30 mai 1852, le Conseil de guerre le condamne à la déportation, peine commuée le 12 mars 1853 en 15 ans de transportation à la Guyane française. Il embarque le 25 avril 1853. (base Farcy 1851) Rentré en France, il s’installe à Lapalisse (Allier) dont il devient maire au retour de la République. (notice du Maitron par Gauthier Langlois) Il obtient une pension au titre de la loi de réparation nationale de 1881. Décédé le 16 septembre 1888 à Droiturier (Allier).
Son frère Louis Edmond BOURACHOT est né le 29 juin 1822 au Donjon (Allier), propriétaire à Montaiguet-en-Forez (Allier). Il a été renvoyé par la commission mixte devant le Conseil de guerre car : « Convaincu de tentative de meurtre sur le pompier Delorme qui a été blessé. » Le Conseil de guerre l’a condamné à 5 ans de réclusion. (base Farcy 1851) Il fut élu maire de Droiturier entre 1881 et 1888. Il obtient une pension au titre de la loi de réparation nationale de 1881. Décédé le 27 mai 1905 à Droiturier (Allier). (notice du Maitron par Gauthier Langlois)
Leur père François Marie BOURACHOT est né le 14 nivôse an VII (3 janvier 1799) à Montaiguet-en-Forez (Allier) où il est propriétaire. Considéré comme l’un des chefs « des pillards du Donjon et des assassins de La Palisse » qui avaient pris « la part la plus active à l’insurrection qui a éclaté dans le département de l’Allier les 3 et 4 décembre 1851 », il a été condamné par la commission mixte à la déportation en Algérie car : « Révolutionnaire émérite. Propagandiste dangereux. Immoral à l’excès. » (base Farcy 1851) Mais il a pu se réfugier en Suisse, en Belgique puis à Jersey, où il participa aux activités politiques des proscrits. Rentré en France en 1857, il décède le 7 janvier 1858 à Droiturier (Allier). (notice du Maitron par Gauthier Langlois) Sa fille Louise obtient une pension au titre de la loi de réparation nationale de 1881.

