Morts pour la République

article publié dans le Bulletin n°24, juillet 2003

Morts pour la République

 par Frédéric Négrel

deuxième partie Les imprécisions

Revenons aux listes données par Noël Blache, Charles Dupont et le monument d’Aups.

Dans la liste de Blache se trouvent bien Clair Jourdan, Joseph Laborde, Etienne Vileclair, Hyppolite Maurel, Jean-Baptiste Aimard, Jean-Baptiste Ferlandy, François Goigoux, François Bonnet, Joseph Bonnet, Chrétien Muller, Joseph Ganzin, Denis Martin, Cyprien Emeri, Jean Joseph Féraud et François Dufort.

Il y manque donc François Henry et Ambroise Motus.

L’absence de Motus dans la liste de Blache est compréhensible : ce n’est qu’en 1881 que l’on retrouve sa trace dans les archives aupsoises. Il s’agit d’une lettre du maire de Vidauban au maire d’Aups datée du 7 février : « La veuve Ambroise Motus m’apprend que, à la suite d’un oubli inexplicable de notre municipalité, le nom de son mari ne figure pas parmi ceux qui doivent être gravés sur la colonne élevée à Aups… »[1] L’indemnisation reconnaîtra ce décès sans que je puisse savoir quel document a été utilisé dans le dossier pour le certifier puisque l’état civil de Vidauban est muet sur ce point.

L’absence d’Henry est en revanche surprenante puisque le registre d’Aups portait la trace de son décès par le jugement du tribunal de Draguignan de 1860. Noël Blache ne l’aurait donc pas consulté ?

 

Nous avons vu plus haut que la liste dressée par Charles Dupont en 1883 mêlait les victimes des combats d’Aups et celles des exécutions sommaires perpétrées dans d’autres communes, mais qu’il livrait 5 noms supplémentaires pour Aups. En effet, Dupont, 14 ans après Blache, a pu intégrer les noms de Motus et Henry. Mais qu’en est-il des 3 autres ?

D’après Dupont lui-même, le décès de Charles Equy ne serait pas dû directement aux troupes du coup d’Etat. Il se serait suicidé.

Les deux autres noms, François Aragon et Imbert, tous deux du Muy, n’ont pas laissé de traces. Nous pensons plutôt qu’un des deux fait partie des quatre fusillés de Lorgues dont nous parlerons plus loin.

 

Quant au monument aupsois, nous savons maintenant qu’il dresse une liste mélangeant, elle aussi, des victimes d’Aups et d’autres lieux.

 

La pyramide d'Aups (1881) vue de l'ouest

 

Aymard du Luc correspond donc à Jean-Baptiste Aimard, tué à Aups.

Aymard du Muy est inconnu. On ne le trouve dans aucun récit ni aucune source. Les seuls Muyois cités sont Aragon et Imbert, dont les noms sont également gravés, Hébréard, décédé à la prison de Draguignan en janvier 1852, Inguimbert condamné à Cayenne et qui en est revenu, et Moutel, éloigné du territoire. Il semble en fait que ces deux Aymard, du Luc et du Muy, soient la même personne puisque Jean-Baptiste Aimard, ouvrier maçon au Luc, est né au Muy.

Aragon du Muy correspond à François Aragon, exécuté à Lorgues.

Bonnet François du Luc a bien été tué à Aups.

Bonnet du Luc correspond à Joseph Victor Bonnet dit Volant, tué à Aups.

Coulet des Arcs est François Coulet, natif des Arcs, mais cultivateur à Vidauban, exécuté à Lorgues[2].

Christian du Luc correspond à Chrétien Muller, tué à Aups.

Dufort de Brignoles à François Louis Dufort, tué à Aups.

Emeric du Luc à Cyprien Emeri dit Mérigon, tué à Aups.

Félix de Bargemon doit être Antoine Emmanuel Phillip, maître cordonnier à Vidauban, natif de Bargemon, exécuté à Lorgues.[3]

Féraud de Salernes correspond à Jean Joseph Féraud de Claire, le conservateur tué à Aups.

Ferlandy de Salernes à Jean-Baptiste Ferlandy, tué à Aups.

Ganzin du Luc à Joseph Augustin Ganzin dit le Russe, tué à Aups.

Imbert du Muy est un inconnu, que Blache pense être l’un des quatre fusillés de Lorgues. Nous verrons plus loin qu’il s’agit peut-être d’une confusion avec un condamné à Cayenne.

Jourdan du Luc correspond à Clair Jourdan, tué à Aups.

Jassaud du Luc à Louis Jassaud, tué dans une embuscade au Pont d’Argens.

Laborde du Luc à Joseph Antoine Laborde, décédé des suites des blessures reçues à Aups.

Martin dit Bidauré de Barjols à Ferdinand Martin dit Bidouré, exécuté à Aups le 14 décembre.

Martin du Luc à Denis Léon Martin dit Ferrari, tué à Aups.

Maurel du Luc à Hyppolite Maurel, tué à Aups.

Henri du Luc à François Henry dit Praxède, cordonnier des Mayons, tué à Aups.

Villeclerc du Luc à Etienne Vileclair, tué à Aups.

Gayol 16 ans de Vidauban à Célestin Gayol, exécuté à Lorgues (à l’âge de 20 ans).

Motus de Vidauban à Ambroise Motus, tué à Aups.

Le citoyen à la jambe de bois à François Goigoux dit Jambe de bois, tué à Aups.

 

Cette liste, gravée sur deux pierres fixées sur les faces nord et sud du monument, appelle plusieurs commentaires.

Tout d’abord, il est net que l’ordre alphabétique employé pour la première pierre est ensuite rompu sur la deuxième pierre pour la fin de la liste. Visiblement, la liste dont disposait le graveur était dans un premier temps incomplète. Ceci est confirmé par un courrier d’Auguste Henry, de Pignans, au maire d’Aups le 26 juillet 1881 : « En réponse à votre honorée du 24 du courant (réponse à la demande d’Auguste Henry d’être invité à Aups comme fils de victime), j’ai le devoir de vous prier de bien vouloir ordonner d’inscrire le nom de mon père Henry François natif du Luc comme ayant été fusillé à Aups en 1851. Les pièces justificatives existent au tribunal de Draguignan. C’est principalement un jugement rendu le 23 mai 1860… »[4] Or Henry n’est pas à sa place alphabétique sur le monument. Il a dû être rajouté avant que la pierre soit complètement gravée avec la liste initiale.

Mais l’ordre alphabétique n’est pas pour autant rétabli : Vileclaire suit Henry mais devance Gayol, Motus et le citoyen à la jambe de bois. Ce n’est pas donc d’un mais de quatre ajouts qu’il s’agit.

Nous avons vu que ceux qui ont établi la liste initiale ne connaissaient visiblement pas les noms des fusillés de Lorgues. Peut-être la municipalité de Vidauban a-t-elle transmis le nom de Gayol après avoir constaté l’imperfection de cette liste comme l’a montré son intervention au sujet de Motus auprès de la mairie d’Aups (cf. la lettre citée plus haut). Il est par ailleurs surprenant que la véritable identité du citoyen à la jambe de bois n’ait pas été gravée alors qu’elle figurait sur la liste des victimes du Luc envoyée pour l’occasion à la mairie d’Aups dès février 1880, seule trace dans les archives communales d’une réponse à l’appel lancé par le maire d’Aups, publié dans La Petite Provence du 1er février 1880 : « M. Le Maire d’Aups prie MM. Les maires de lui fournir les noms et prénoms des victimes de leur commune qui périrent à Aups dans la néfaste journée du 10 décembre afin qu’on puisse graver leur nom sur la colonne élevée à leur mémoire. »

Mais il est probable que la mairie d’Aups n’est pas l’auteur de cette liste initiale puisque, outre l’intervention au sujet de Motus (février 1881) et la liste des Lucois, on disposait à Aups des noms d’Henry et de Motus sur l’état civil, comme l’atteste un brouillon encore disponible[5].

Si ce n’est la mairie d’Aups, maître d’œuvre de l’érection du monument et de la souscription, qui a donc établi cette liste tronquée ? Le Conseil général, instigateur officiel ? En ce cas, il semble évident que ce soit le conseiller général du canton de Toulon-ouest, celui-là même qui a proposé cette érection dans la séance du 22 avril 1879[6], c’est-à-dire Noël Blache.

 

Outre les quatre noms gravés tardivement, quelles sont les corrections apportées par Blache à sa publication de 1869 ?

Ayant certainement reçu des informations de Lucois (incomplètes puisque laissant l’anonymat à « l’étranger » de Nevers à la jambe de bois), il ajoute un Aymard du Luc et Jourdan, ce que visiblement il ne peut faire pour Henry des Mayons et Motus de Vidauban.

Il élargit quelque peu le champ des victimes, mais, manifestement, il délaisse les fusillés de Cuers et d’Hyères, pour ne choisir de lier aux victimes d’Aups que celles que l’on peut considérer comme ayant été directement engendrées par la bataille : Martin Bidouré, Jassaud (tué au Pont d’Argens) et les quatre fusillés de Lorgues (Aragon, Coulet, Félix, Imbert). Sur ces dernières également, ses confusions doivent provenir de l’absence d’un contact avec Vidauban.

 

La bataille d'Aups

 

Tout cela ne pourrait être que détails sans trop d’importance s’ils ne nous démontraient qu’en 1881 un débat, des échanges, auraient pu se tenir sur l’identité ou le nombre des martyrs. Les échanges ont bien eu lieu puisque, finalement, le monument d’Aups comporte bien les noms ou les sobriquets, plus ou moins écorchés, de toutes les victimes de la bataille. Mais ils n’ont pas été publics.

Et c’est cela qui frappe aujourd’hui à la lecture des journaux et des discours de 1881 : l’anonymat entourant ceux que l’on honore le 31 juillet de cette année en leur élevant un monument.

La presse républicaine départementale, volontiers volubile dans les débats qui agitent son camp politique, par ses rédacteurs ou le courrier des lecteurs, est ici étrangement évasive sur les personnalités qui ont laissé leurs vies en décembre 1851 ou sur leur nombre. Seul un avocat marseillais, proche du journal Le Rappel marseillais, paraît s’en être inquiété. Dans un courrier du 23 août 1879 au maire d’Aups[7], il se propose de faire paraître l’appel à souscription, « Mais Cabrol, rédacteur principal demande quelques explications surtout les noms exacts des citoyens auxquels le monument doit être consacré. Je n’ai pu lui donner que le volume de Ténot. On ne peut se fier à Maquan. » Malheureusement, la courte vie du Rappel marseillais[8] ne nous permet pas de connaître la réponse du maire. Le journal n’a pas eu le loisir de publier la souscription.

Dans le Var, tout au plus les envoyés spéciaux relatant les cérémonies d’inauguration mettent-ils l’accent sur la place des Lucois parmi les victimes.

Ainsi le Petit Var du 2 août 1881 : « Les délégués du Luc réclament l’honneur de prendre la tête des délégations ; cet honneur est aussitôt accordé à la vaillante cité qui perdit treize de ses enfants. » En fait 12 plus Henry qui était des Mayons.

« Le citoyen Viort, au nom de la démocratie du Luc, (…) qui peut revendiquer pour elle seule la moitié des victimes tombées à Aups sous les balles de Bonaparte. » Le rédacteur se contente donc de la liste gravée sur le monument.

Et il reste aussi discret sur le nom du citoyen à la jambe de bois : « Il (Viort) célèbre particulièrement le grand cœur de ce citoyen du Luc, qui ayant déjà perdu un membre sur les barricades de février, fut assassiné par les soldats pour avoir pris la défense d’une jeune fille que l’on voulait sabrer. »

Même mise en exergue des Lucois par l’Indépendant du Var[9] du 7 août : « En tête de ces délégations marchait celle du Luc, cité si républicaine qui eut treize de ses enfants tués pendant la lutte des républicains du Var contre les soldats du coup d’Etat. »

La presse monarchiste est tout aussi évasive : « Nous ne savons que trop, de pauvres paysans séduits et entraînés par les Camille Duteil, les Cotte… et autres ambitieux ont trouvé la mort dans ces tristes journées, mais alors pourquoi des réjouissances ? Il est inconvenant de banqueter joyeusement. » (La Sentinelle du Var, 28 juillet 1881)

Seul le journal de Brignoles, Le Républicain du Var, livre le 4 août le nom du Brignolais dont le nom est gravé : « Une couronne est offerte par la famille Dufort dont un des membres était au nombre des victimes du 10 décembre. »

Quant aux discours prononcés ce jour-là, aucun ne s’attarde sur le nom ou le nombre des victimes, tous préférant utiliser l’exemplarité de 1851 pour les luttes politiques de 1881, en particulier celui du préfet Alexandre Rey, proscrit de 1851 pour sa résistance parisienne, et qui perdra son poste en septembre 1881 ayant été jugé inefficace face aux succès électoraux radicaux du mois d’août.

Un contexte politique qui peut expliquer l’absence de Noël Blache à l’inauguration, en cure en Isère « pour des raisons impérieuses de santé »[10], lui qui perdra la législative face au radical Augustin Daumas, ancien condamné du complot de Lyon. Il envoie néanmoins le 27 juillet un discours au maire d’Aups dont on ne sait s’il a été lu au public du 31. Mais là encore, rien que de très général : pas un nombre, pas un nom propre.[11]

Pas plus que les envoyés spéciaux et les notabilités politiques, les lecteurs des journaux varois, pourtant si prompts à prendre la plume, ne répondirent à l’appel voilé lancé le 17 mars 1881 dans le Petit Var : « Il n’a été tenu en 1851 aucun état de ceux qui tombèrent sous la fusillade, ni des exécutions qui suivirent la bataille… »

L’inauguration du monument de 1881, qui reste à étudier, semble donc tenir plus de la commémoration d’une aventure collective, celle de la marche de la colonne républicaine, acte fondateur de l’engagement politique d’un département, plutôt que de la mise en exergue du sang versé par les défenseurs de la Constitution ou de la panthéonisation de ses martyrs. Ce que confirme la faible place qui leur fut accordée dans la toponymie urbaine varoise.

 

Certainement moins de 20 victimes républicaines à Aups le 10 décembre 1851. Pourquoi donc des chiffres plus importants ont-ils été si souvent publiés, comme nous le rappelions au début de cet article ?

La distorsion vient peut-être de la propagande césariste qui, dans un premier temps tout du moins, cherche à démontrer la réalité du spectre rouge qui menaçait le pays. Au plus la résistance au coup d’état est présentée comme puissante, au plus sa répression, et donc son anticipation par l’acte du 2 décembre, passera pour héroïque et salvatrice. A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire… Une fois assurés du succès, les complices du coup de force avaient tout intérêt à surévaluer les masses résistantes, et à leur prêter pillages, viols, assassinats et anthropophagie. C’est la thèse de la jacquerie que les thuriféraires césaristes développeront à longueur de colonnes, quitte à employer les diatribes les plus outrancières : « Le jour n’est pas loin peut-être où les passions démocratiques, définitivement classées parmi les maladies mentales, quitteront le domaine de la politique, et ne livreront de bataille que dans les cabanons de Bicêtre et de Charenton ; à moins que le crime ne s’en mêle, et que l’émeutier ne soit plus qu’un bandit ivre de luxure et altéré de pillage ; une bête fauve de cette famille dont la Nièvre et le Var viennent d’offrir de si complets exemplaires, auquel cas il n’y a plus combat, mais battue ; d’un côté la jacquerie, de l’autre la société : tout est permis alors, et du moment qu’au lieu d’hommes l’on a en face de soi, qu’un troupeau de loups enragés, la seule crainte à concevoir, c’est d’en laisser échapper quelqu’un. »[12] 

Pour le Var, le premier à avoir quantifié les victimes est le colonel Théodore Trauers, dans son rapport du 11 décembre, publié le 17 : « Nous leur avons tué soixante à quatre-vingt-dix hommes, nous n’avons eu à regretter que la mort d’un seul fusillé. »

Il répond là certainement aux consignes de Saint-Arnaud, ministre de la Guerre, dans une circulaire : « Toute insurrection armée a cessé dans Paris par une répression vigoureuse. La même énergie aura les mêmes résultats partout. Des bandes qui apportent le pillage, le viol et l’incendie se mettent hors la loi. Avec elles, on ne parlemente pas, on ne fait pas de sommation : on les attaque, on les disperse. Tout ce qui résiste doit être fusillé au nom de la société en légitime défense. »

En surestimant le nombre des tués, il se présente comme étant le parfait zélateur de ces ordres, celui qui a sauvé le Var de la jacquerie d’une main de fer.

Mais il est aussi des préoccupations plus prosaïques dans l’esprit des militaires. Le lendemain de sa victoire sur la résistance parisienne, où 380 civils trouvèrent la mort, par un décret du 5 décembre, Louis Napoléon Bonaparte récompense ses agents et fait des promesses à ceux qui doivent entrer en action : « Lorsqu’une troupe organisée aura contribué par des combats à rétablir l’ordre sur un point quelconque du territoire, ce service sera compté comme service de campagne. » Pour que la promesse prenne effet, il faut donc des combats. Et quelle meilleure preuve de combat que des tués par dizaines ? Et les promesses, du moins celles-là, seront tenues. Un décret présidentiel du 23 avril 1852 dispose : « L’année 1851 sera comptée comme bénéfice de campagne aux militaires de tous grades et de toutes armes qui, au 2 décembre, se trouvaient en garnison dans des localités où des troubles ont éclaté, ou qui y ont été appelés à cette occasion. » Le 50e de ligne du colonel Trauers fait partie du lot[13]. Le colonel, qui « a commandé de la manière la plus brillante une colonne mobile qui a livré plusieurs combats », y gagnera également le grade de commandeur dans l’ordre de la légion d’honneur[14] et trois de ses subordonnés, « blessés au combat d’Aups », seront fait chevaliers[15].

Une fois l’estimation de Trauers publiée, les républicains ne pouvaient la critiquer à la baisse sans risquer d’amoindrir leurs propres mérites et surtout d’offrir à Badinguet un brevet de bonne conduite. On peut là encore avancer que cela participa à donner à la commémoration de 1881 son caractère si anonyme.

 

                                   


[1] AC Aups, 1 M 16

[2] jugement du tribunal d’instance de Draguignan du 30 avril 1862, EC Lorgues.

[3] AN F15 4105 dossier 65

[4] AC Aups, 1 M 16

[5] AC Aups, 1 M 16

[6] AD Var, 1 N 71

[7] AC Aups, 1 M 16

[8] dont les 46 numéros sont conservés à la Bibliothèque municipale de Marseille.

[9] titre identique, mais aux options politiques bien différentes de celles présidant à L’Indépendant du Var qui en 1890 publia le témoignage d’Escolle cité plus haut.

[10] AC Aups, 1 M 16

[11] ibidem

[12] Mayer P., Histoire du Deux Décembre avec des documents inédits et des pièces justificatives, Paris, Ledoyen, 1852, page 139

[13] Pour le Var à Draguignan : dépôt du 8e de ligne, quatre compagnies du 50e et les brigades de gendarmerie ; à Brignoles : colonne mobile formée du 2e bataillon du 10e léger, d’un peloton du 3e hussards et d’une section du 2e d’artillerie, sous les ordres du colonel de Sercey, chef d’état major de la division. Brigade de gendarmerie ; à Cuers, Flayosc, La Garde-Freinet, Le Luc, Vidauban, Salernes, Tourtour, Aups : colonne mobile forte de 11 compagnies du 50e, sous les ordres du colonel Trauers, gendarmeries de La Garde-Freinet, Le Luc, Vidauban, Salernes, Aups ; à Aups : idem, plus un détachement de gendarmerie et un détachement de la 8e compagnie du 2e escadron du train des parcs d’artillerie ; à Vinon : deux compagnies d’élite, commandées par le chef du 2e bataillon du 10e léger.

[14] Décret du 17 janvier 1852.

[15] Décrets à la même date pour : Dominique Guichard, capitaine ; Louis Poireau, lieutenant ; Raymond Perbos, fusilier. Trois gendarmes, « ayant combattu l’insurrection à Aups », ont reçu cette distinction le 13 janvier 1852.